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lundi 29 juin 2009

10 random facts : canada

1. le canada rend gentil.
VRAI

si la France vous casse saoule et que vous vous transformez en mégère alcoolique avec pms permanent, allez voir là-bas. les canadiens sont tellement reposants, gentils, humbles et souriants qu’ils vous feront oublier d’être misanthrope ou sarcastique. si vous êtes de nature à détester votre prochain sans présomption d’innocence, vous pourriez tout de même vous adoucir au bout de quelques temps. même les petites vielles dans le bus sont über-cools, vous montrent les flyers du festival de jazz qu’elle vont voir, pour taper la discute, si vous en avez envie (si vous remettez vos écouteurs, elle n'iront pas faire chier pour autant.) tout le monde veut vous aider. les gens disent toujours bonjour, au revoir, et demandent comment vous allez en vous regardant comme s’ils en avaient vraiment quelque chose à foutre, appelez ça de la politesse ou du marketing des services, n’empêche que c’est agréable. si vous demandez votre chemin dans un bar et que sur le moment personne ne sait vous aider, il se pourrait qu’un mec sorte vous poursuivre dans la rue deux minutes et 200 metres plus tard pour vous donner l’info finalement trouvée. dans les clubs, des garçons peuvent vous offrir des verres même pas pour vous draguer (!!!) mais pourquoi alors ? ben, parce qu’ils sont canadiens, et que vous avez l’air d’avoir soif, et qu'ils veulent pas que vous vous déshydratiez où quoi.

2. le canada, c’est beau
VRAI

là, il faut imaginer des flancs de montagnes verdues* aux sommet enneigés plongeant dans le pacifique tiédit par l’été. le lyrisme des paysages risque de vous prendre à plusieurs reprise au ventre. persistence rétinienne et nostalgie en vue.

* si je veux.

3. au canada, il fait froid/frais :
VRAI

même fin juin à la plage, le canada n’est jamais vraiment un endroit ou on s’écrase de chaleur. au moindre coup de vent, vous avez les tétons qui pointent sous votre bikini american apparel. notez que c’est pas mal, de telles températures permettent de bien dormir, rester éveillé et actif, contrairement à nos 35° (qui nous débarrassent bien de quelques vieux chaque été, mais qui restent quand même désagréables pour tout le monde, en fait.)

4. l’accent canadien est facile à comprendre pour les français
VRAI

si tu es plus facile à comprendre pour les français, c’est que tu es nord américain, ou marseillais.

5. au canada, on mange mal, gras, et pas bon
VRAI

où alors on mange des sushis, parce que ça coûte que dalle ici. mais sinon, c’est bel est bien niqué pour vous faire plaisir ou pour faire le régime (à moins de pouvoir vraiment cuisiner et faire le marché toutes les semaines quoi.)

6. le canada rend heureux
VRAI

la vie ici est facile, on travaille moins tard (fin du travail vers 16h30) il y a peu de stress (quand ça se passe mal au taf, pas le temps d’angoisser, on s’est fait virer avant), les gens dans la rue marchent environ 2 fois moins vite qu’à paris même quand ils partent bosser, ils sont plus facilement souriants et moins désespérés par leurs existences, ils ont plus de temps libre, ils font plus de sport, et bouffent moins de bromazepam.

7. les québécois sont drôles
VRAI et FAUX

s’il est toujours hilarant pour nous autres, français, de surprendre au vol quelques mots incongrus et exotiques échappés d’une conversation en french canadian ("tu as perdu les clés du char ? tu me niaises ? si, tu me niaises !") les québécois savent aussi être putain de chiants et ils le montrent. même en soirée, et même miivres (moitié ivres.) en effet, leur accent et les expressions very old fashioned qu’ils emploient ne viennent pas toujours à bout de leur lamentables inepties au sujet de l’histoire de l’indépendance ratée de leur territoire depuis le XVIII ème siècle, par exemple.

8. le canada, c’est loin
FAUX

une journée suffit pour se rendre au canada, peu importe où l’on va, car pour les avions, ça ne change pas grand-chose, que l’on se pose à montreal, calgary, ou vancouver (un peu plus ou un peu moins, je vais vous dire, franchement, il s’en tapent.)

9. les canadiens sont mal habillés
FAUX

les canadiens sont très stylés, sauf quand ils ont décidés d’en avoir rien à foutre, ou alors qu’ils sont trop gros pour pouvoir choisir leurs vêtements. un peu comme nous quoi.

10. au canada, on peut manger les meilleurs hamburgers du monde
VRAI

de même pour les cookies, les pancakes, et les tartines de peanut butter.

vendredi 26 juin 2009

moonwalk for real

le premier souvenir que j'ai de lui est un souvenir d'horreur.

j'avais 2 ans, j'étais assise dans ma poussette (et ouais.) mon cousin était assis à coté de moi et jouait à minestorm sur le vectrex. la télé était allumée, et soudain, bim, le clip de thriller, dans ma face (d'enfant.)

je me souviens avoir flippé ma race comme pas permis, en voyant cette tête de loup garou, un truc que je ne comprenais pas du tout, moi qui était winnie l'ourson addict. (le clip me fait presque toujours peur aujourd'hui, eheh.)



et puis toute la musique qui a suivi, et qui m'a toujours faite danser, quelque soit mes périodes, quelque soit mes styles, quelques soit mon âge, quelque soit les saisons, les lieux, où les soirées, il a toujours été là.

récement, après m'être pété le pied, en convalescence à la maison, je m'étais surprise à refaire mon premier sautillement de danse spontanné sur billie jean. c'était sûrement pas une coincidence. parce que dans ses disques, il y a toujours un groove qui attaque directement la moelle épinière.

aujourd'hui, je me suis pour la premiere fois sentie immédiatement triste à cause de la mort d'un artiste. peut-être parce que son oeuvre a été cousue comme un fil tout au long de ma vie, depuis ma plus petite enfance. et que soudain, on le casse.

enfin ... je sais qu'il était déja mort - en tant qu'artiste - mais... waw.

michael jackson nous laisse tout seuls avec lady gaga en couverture de rollingstone, et moi, clairement, aujourd'hui, j'ai compris une seconde fois que j'avais déjà 29 ans.

lundi 22 juin 2009

ah qu'elles sont jolies les filles de mon pays Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai Lai(1).mp3

copinage.

allez lire. c'est trop drôle et encrico macias s'en prend plein la face.

teasing :

"Moi je dis qu'il faut une très grande solidarité entre toutes les formes d'expression contre Internet, qui est la source de tous nos problèmes." – Enrico Macias, philosophe progressiste, fin du XIXème siècle.

dimanche 21 juin 2009

cheating is not a crime

allons allons.
il est temps de ré accorder son piano.

pourquoi tout le monde se moque de romain libeau comme si c’était le dernier des connards ? ok vous n’aimez pas sa manière de blogger.

perso je ne lis pas son blog. j'ai connu il y a quelques mois, elixie m’en avait parlé une fois, à l’époque du dossier qu’elle avait rédigé pour chronic’art, et j’avais été voir quelques minutes le blog en question.

je ne suis pas retourné lire par la suite. le fait que vous ne l'aimiez pas, ça je veux bien le comprendre, moi-même, je supporte assez mal certains blogs ... mais bon ? les goûts, les couleurs, et les réseaux.

donc. quand on isole cette histoire de triche à son exam de flash, que reste-t-il ?

je n’ai jamais triché pendant mes études supérieures, et puis ça m’aurait été bien impossible, en iut d’info nous faisions même nos devoirs de programmation système et réseau sur table, avec pour seules armes crayons, gommes, sang, et larmes. nous avions des brouillons de couleurs différentes et 3 ou 4 profs pour surveiller une promo de 120 étudiants. autant dire que nous n’avions aucune chance de ne pas donner de notre personne pendant quatre heures. la doc unix était imprimée sur papier (c’était d’ailleurs très lourd à trimballer) et il n’y avait, à l’époque aucun moyen de twitter pendant un exam. enfin je veux dire, twitter n'existait pas, en fait.

dans mon école actuelle, de la même manière, il est quasi-impossible de tricher pendant les exams, la surveillance des salles étant vraiment serrée, avec obligation de se débarrasser de nos téléphones et ordinateurs avant les épreuves (et les consigner dans un coin de la salle jusqu’à la fin de l’épreuve.)

mais avant ça.

j’ai été une tricheuse, et je suis sûre qu’une grande majorité d’entre vous aussi.

j’ai même pris du plaisir à tricher, et a inventer les pires saloperies pour y parvenir sans me fait chopper. c'était de l'ingénierie, limite.

qui n’a jamais planqué de pompes dans sa trousse parce qu’il n’avait pas envie d’apprendre les déclinaisons de la conjugaison espagnole ou les chiffres übber chiants et de toutes manière bientôt obsolètes de certains cours de géographie ?

de la même manière, pour ceux qui ont un fait une filière scientifique au lycée, venez me dire que vous n’avez jamais honteusement saisi quelques formules de physique à 15 variables dans votre ti93 (<3), parce que vous aviez peur de ne pas vous en rappeler avec exactitude le jour du bac.

ah ouais, ça fait mal de se remémorer ses petites faiblesses. ou pas. perso, ça me parait assez rigolo et innocent, pas bien grave en somme.

j’ai révisé mon bac avec rigueur, et ça ne m’a pas empêché d’avoir quelques formules planquées dans ma calculatrice "just in case". je savais que ça ne me donnerait jamais le raisonnement, mais ça me rassurait. en définitive, je n’y ai pas eu recours le jour j, mais le fait est qu'elles étaient là.

sans déconner. jetez-moi la pierre.

j’ai triché plus d’une fois quand j’étais une ado. est-ce que le fait de ne pas avoir "envie de me faire chier" avec certaines disciplines, pour reprendre les termes du jeune homme, ça fait de moi une mauvaise élève ou une mauvaise professionnelle ?

il me semble que non. je vais avoir un bac + 5 l’année prochaine, j’ai étudié des trucs plutôt complexes, et je n’ai jamais eu de problème pour trouver du taf et le garder si toutefois j'en avais envie.

je n’ai jamais eu besoin de parler espagnol pour faire mon boulot de développeur ou comprendre mes actuels cours de marketing et de stratégie. je parle anglais et ça me suffit : je savais que j’aurais besoin de bosser cette langue, et pas une autre. on m’a toujours forcée à apprendre l’espagnol, je n’ai pas choisi, et dès que j’ai pu arrêter (en premiere s, lorsqu'on pouvait choisir de n'apprendre plus qu'une seule langue vivante) je l’ai fait. c'était pour moi un poids mort.

peut-être que romain libeau n’a pas envie d’être développeur flash, puisqu’il vise apparament le poste de chef de projet. un chef de projet doit comprendre les choses globalement, il n’a pas toujours besoin d’entrer dans les détails, ce n’est qu’un plus s’il en est capable. son job est d'intervenir auprès des clients, gérer un planning, des ressources, l’organisation, créer une synergie dans une équipe d'éxécutants (pour ceux qui ont rit à "synergie", je sais, mais bon, j’y peux rien, c’est comme ça qu’on dit, ne me faites pas chier.)

peut-être qu’il s’en tape d’être un bon flasheur, tout comme j’avais pas envie d’être commerciale import avec le mexique et donc, j’en avais rien à battre de la qualité de ma grammaire espagnole. donc je trichais. je faisais mes devoirs sur table avec mon cahier de cours ouvert sur les genoux, pour tout vous dire, car la prof fumait trop de weed et ça se voyait, donc je ne me faisais même chier à recopier en petit ni à me cacher.

ok tricher "c’est mal", mais comment vous auriez vécu le truc si on vous avez humilié devant toute la cours de récré parce que vous aviez pompé à un contrôle de géographie en cinquième ? et quand bien même vous auriez négocié l’aide d’un camarade de classe contre des bonbons, des clopes, ou même du fric, est ce que ça aurait fait de vous une ordure à passer à tabac devant tout le monde ?

j’en doute. en plus, peut-être qu’à coté de ça, vous faisiez vos devoirs de maths et de français avec la sagesse et l'application d’un petit bonze.

et quand au fait qu’on "achète pas les diplômes" (lu sur le twitter du freelance qui a balancé libeau) ahahah. la belle affaire…

sans déconner, ça fait un bail qu’a ce niveau là, le système éducatif, aussi public que privé, est percé de toutes parts (il y a autant de copinage et de piston chez les thésards qui convoitent des postes d’enseignement à l’université que dans écoles privées.)

si on veut ne rien branler, tricher, ou se faciliter la tâche, mais tout de même obtenir son diplôme, bien souvent, on peut toujours y arriver.

il suffit juste d’être assez discret et ne pas rendre le truc public sur twitter, à priori. il faut arrêter de croire que nous sommes en méritocratie absolue.

d’autre part, je suis fille de prof de lycée (un prof de droite qui s'assumait, autant dire qu’il n’a pas toujours eu une carrière facile) et la petite histoire de triche que j’ai lue aujourd’hui ne me fait ni chaud ni froid quand on sait ce qui se passe au sein de l’éducation nationale.

les mises à niveau de notes du bac gérées à coups de téléphone entre correcteurs (souvent plusieurs points par copie, on y va pas avec le dos de la cuillère) pour qu’il n’y ait pas trop de différence d’une académie à l’autre (plus précisément, jamais plus d'un point) je trouve ça quand même plus gratiné, niveau (macro-)triche.

où encore mieux, les mecs qui finissent profs de lycée, alors qu’ils n’ont qu’un cap (et surtout une carte au pcf) quand bien même ils ne sauraient pas résoudre une équation sans écrire d’incohérences mathématiques sur un tableau qui va être lu par une trentaine d’élèves ... on s’en tape.

c’est quand même beaucoup plus fun de balancer là-dessus. my point.

en tout cas, pour en revenir à notre petit tricheur... c'est la chargée de com de son école qui va être contente, thanks 20 minutes et compagnie. me semble qu'une bonne partie du budget pub annuel de l'établissement va pouvoir passer dans sa prime sans trop de problèmes.

dimanche 14 juin 2009

a moment of clarity

18h54, boards of canada dans le casque, quelquepart sur english bay, le calme, l'horizon, la fin d'une journée à la plage.





le bonheur le plus exact dure environ 4 minutes, mais il arrive de temps en temps.