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jeudi 25 septembre 2008

tangerine trees and marmalade skies

voici un petit brief de ce que jai pu voir recement au ciné :
attention, ce post est bien entendu plein de * spoilers pouris *.

la belle personne (3/4)

ça se passe dans un lycée. jolie fable sur la maîtrise de soi : peut-on renoncer à vivre les histoires les plus violentes et les plus belles de notre vie sous le seul prétexte de souhaiter protéger sa tête et son cœur ? oui, bien sûr, on le peut, il suffit de le décider, se forcer, et s’y tenir. dans ces moments là, tout est question de priorités et connaissance de soi (jusqu’où suis-je capable de morfler plus tard pour me faire plaisir maintenant ?) je pense que toute spectatrice s’identifie à l’héroïne et se demande comment elle agirait à sa place. pour moi c’est très clair : si un prof d'italien qui ressemble à louis garrel veut me french-kisser, il est à peu près sûr que je n’opposerais aucune résistance, quitte à me faire larguer froidement deux semaines plus tard, mourir de chagrin huit fois, nervous breakdowner, être trop une merde, ne plus rien foutre en cours, fumer des joints sous ma couette et redoubler ma seconde lamentablement. non parce que bon, qu'est ce que c'est que de redoubler sa seconde à l’échelle d’une vie sexuelle ? on s’en tape. (y en a même qui redoublent sans coucher avec le prof.)

entre les murs (3/4)

ça se passe dans un collège. on dira ce qu'on voudra, mais malgré toutes les excuses qu’on peut leur trouver, les élèves de cette classe difficile sont particulièrement insupportables et inconscients. les filles, notamment, ne pigent rien à la chance qu’elles ont : si mon prof de français de l'époque avait eu le charisme, l'humour, la patience et la discrète punkitude de françois begaudeau, je n'aurais fait que taper des 18/20 et je lui aurais écrit des aïku en secret pour qu'il s'intéresse à moi et me lise du rimbaud dans son apparte après les cours (rien de sexuel notez, mais quand je pense à la tronche mon prof de français en quatrième... ne serait-ce que sa moustache constellée de je ne sais quelles particules douteuses et son pantalon en velours côtelé ... et bien, j'ai mal.)

parlez moi de la pluie (1/4)
ce film m'a laissé la même impression qu'une conversation dans un pmu crade avec des gens qu'on subit pour de mauvaises raisons (panne de voiture, enterrement, début d’alcoolisme.) une bonne vanne tout de même à 11'54’’, enfin, par là :
- comment c'est ce mot tu sais pour exprimer qu'on pense aux autres ? c'est pas la bienveillance non, tu sais, c'est ... (madame)
- la fellation ? (monsieur)
le truc le mieux écrit du film est là, ne cherchez pas autre chose.

bien.
avant ça j'ai vu aussi wall-e et the dark knight (à la suite et dans cet ordre d’ailleurs, et c'était cool, wall-e m'a fait pleurer une demi heure d'une traite, une seule grosse larme bien chaude pour les robots, et j'ai enfin adoré ce batman ci, et il était temps, depuis toutes les merdes qu’on s’est coltiné après les deux burton.)