mardi 8 janvier 2008
quand meme
loin de moi l'idée de prendre la défense de ce beau petit ramassis de conneries farouchement littréraire qu'est coredumped.net depuis maintenant six ans ah ah (aaah, 2002, l'époque ou un blog s'appelait un blog - et pas un putain de carnet, et ou on écrivait un post et non pas un billet. nostalgie !)
mais tout d'même vous savez. lors de mes pérégrinations sur la toile, je me dis que finalement, ici, on est pas si mal.
je m'explique.

comme vous avez pu vous en rendre compte par vous même, il n'est pas donné à tout le monde de posséder ce que j'appellerais une "perception artistique minimale". en ces temps d'overflooding de blog (seconde moitié de la première décennie du vingt et unième siècle, espérons que ça passe d'ici 2015), je pense que faute d'un minimum de recul/humour/style (en gros : sans le niveau rédaction Cm2) certaines "brâves bêtes" -au demeurant fort sympathiques à cotoyer irl devant une part de quiche- devraient peut-être s'abstenir de réciter leurs aventures sur internet, nonobstant leurs dix heures quotidiennes à trimer sur un macintosh, (car ma foi, pour ceux qui se cherchent encore des tue le temps, dieu ne nous a toujours pas enlevé le poker online et les sites de cul gratuits.)
c'est vrai : à quoi ça sert de raconter sa journée d'une façon si consensuelle et aplanie (du verbe aplanir au tractopelle caterpilar) que le récit en devient insipide, nul, plat, sans attrait, fade... sans intéret pour quiconque (même Google, c'est dire) ?
toujours gentil, jamais un mot plus haut que l'autre... et donc "chiant", ton blog garde son caractère purement ludique : "j'ai posté à 8h34", et informatif: "8h36 j'ai installé une nouvelle application web 2.0 sur mon pc." "9h45 je vous souhaite une excellente année 2008 (j'ai rédigé ce billet depuis la nouvelle application que j'ai installée ce matin sur mon pc :-)".
ok, chose non négligeable pour toi, le mec "peureux"- ou la fille socialement frileuse : ton blog sera parfaitement assumé en toutes circonstances sociales (surtout au travail, surtout, surtout, surtout au travail, mon dieu, pas le travail, ouh la la.)
mais toi, quel plaisir en tires-tu ? qu'est ce qui t'excite dans le fait de raconter aussi raplaplatement ton après-midi sans émettre le moindre sursaut de moquerie envers un collègue, sans donner dans un poil de cynisme par-ci ou une flaque d'humour facile par là ? et l'efficacité de ton personnage ? et l'unité de ton récit ? et le lecteur ? as-tu pensé à ta maman ? serait-elle fière ? la maman de marcel proust l'était, elle (euh, enfin je crois.)
le pire, c'est quand on sent que tu te retiens d'être toi-même, mon dieu quelle horreur. c'est justement là que tu te condamne à être quelqu'un d'inintéressant, quand tu cherches à être tout lisse, tout propre. et souvent on sent clairement que tu fait exprès : n'importe qui aurait dit les choses avec un peu plus de venin, mais toi, tu te contente de rester tiède : "on m'a cambriollé [...] j'étais un peu énervé". alors, seulement là, on se surprend à être peiné, on se dit que tu passes à coté de quelquechose de vraiment bonnard, quelquechose qui plait fondamentalement à tous les terriens : dire quelques saloperies sur tout et rien.
tanpis pour ta gueule, aurais-je l'habitude de dire.
peut-être es-tu juste un mouton électrique parmis tant d'autres, sans idées tranchées, sans opinions mouvementées, sans émotions passionnées. où peut-être es-tu dans la retenue, et un mec qui gagnerait à être connu, qui aurait un style, un truc à lui, une façon spéciale de narrer une anecdote de son quotidien. dans ce cas, comme tu n'as pas les couilles nécessaires pour te lâcher, tu continueras de taper tes dix visiteurs uniques par jour (ta mère y compris) et basta. que des gens que tu ne feras jamais rire, ni rien.
mais si ça te permet de discuter en paix du dernier widget osx à la pause café... alors... welcome.
mais tout d'même vous savez. lors de mes pérégrinations sur la toile, je me dis que finalement, ici, on est pas si mal.
je m'explique.

comme vous avez pu vous en rendre compte par vous même, il n'est pas donné à tout le monde de posséder ce que j'appellerais une "perception artistique minimale". en ces temps d'overflooding de blog (seconde moitié de la première décennie du vingt et unième siècle, espérons que ça passe d'ici 2015), je pense que faute d'un minimum de recul/humour/style (en gros : sans le niveau rédaction Cm2) certaines "brâves bêtes" -au demeurant fort sympathiques à cotoyer irl devant une part de quiche- devraient peut-être s'abstenir de réciter leurs aventures sur internet, nonobstant leurs dix heures quotidiennes à trimer sur un macintosh, (car ma foi, pour ceux qui se cherchent encore des tue le temps, dieu ne nous a toujours pas enlevé le poker online et les sites de cul gratuits.)
c'est vrai : à quoi ça sert de raconter sa journée d'une façon si consensuelle et aplanie (du verbe aplanir au tractopelle caterpilar) que le récit en devient insipide, nul, plat, sans attrait, fade... sans intéret pour quiconque (même Google, c'est dire) ?
toujours gentil, jamais un mot plus haut que l'autre... et donc "chiant", ton blog garde son caractère purement ludique : "j'ai posté à 8h34", et informatif: "8h36 j'ai installé une nouvelle application web 2.0 sur mon pc." "9h45 je vous souhaite une excellente année 2008 (j'ai rédigé ce billet depuis la nouvelle application que j'ai installée ce matin sur mon pc :-)".
ok, chose non négligeable pour toi, le mec "peureux"- ou la fille socialement frileuse : ton blog sera parfaitement assumé en toutes circonstances sociales (surtout au travail, surtout, surtout, surtout au travail, mon dieu, pas le travail, ouh la la.)
mais toi, quel plaisir en tires-tu ? qu'est ce qui t'excite dans le fait de raconter aussi raplaplatement ton après-midi sans émettre le moindre sursaut de moquerie envers un collègue, sans donner dans un poil de cynisme par-ci ou une flaque d'humour facile par là ? et l'efficacité de ton personnage ? et l'unité de ton récit ? et le lecteur ? as-tu pensé à ta maman ? serait-elle fière ? la maman de marcel proust l'était, elle (euh, enfin je crois.)
le pire, c'est quand on sent que tu te retiens d'être toi-même, mon dieu quelle horreur. c'est justement là que tu te condamne à être quelqu'un d'inintéressant, quand tu cherches à être tout lisse, tout propre. et souvent on sent clairement que tu fait exprès : n'importe qui aurait dit les choses avec un peu plus de venin, mais toi, tu te contente de rester tiède : "on m'a cambriollé [...] j'étais un peu énervé". alors, seulement là, on se surprend à être peiné, on se dit que tu passes à coté de quelquechose de vraiment bonnard, quelquechose qui plait fondamentalement à tous les terriens : dire quelques saloperies sur tout et rien.
tanpis pour ta gueule, aurais-je l'habitude de dire.
peut-être es-tu juste un mouton électrique parmis tant d'autres, sans idées tranchées, sans opinions mouvementées, sans émotions passionnées. où peut-être es-tu dans la retenue, et un mec qui gagnerait à être connu, qui aurait un style, un truc à lui, une façon spéciale de narrer une anecdote de son quotidien. dans ce cas, comme tu n'as pas les couilles nécessaires pour te lâcher, tu continueras de taper tes dix visiteurs uniques par jour (ta mère y compris) et basta. que des gens que tu ne feras jamais rire, ni rien.
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Libellés : art, check ça sale pute, connards, entonoir, free tartes, hiver, marketing, poésie, psychopathe
mercredi 24 janvier 2007
il fait froooooooid
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