Citation
Sunday, February 21st, 2010« Vous êtes un assemblage déprimant d’influences de culture populaire et d’émotions étouffées, commandé par les hoquets du moteur de la forme la plus banale de capitalisme. »
Douglas Coupland – jPod.
« Vous êtes un assemblage déprimant d’influences de culture populaire et d’émotions étouffées, commandé par les hoquets du moteur de la forme la plus banale de capitalisme. »
Douglas Coupland – jPod.
il y a environ trois semaines j’ai découvert le blog de titiou lecoq.
là je met le lien et me rend compte qu’elle a posté sur le dead flies art, et moi aussi j’ai tellement kiffé ce truc que j’ai failli faire un post dessus y a quelques jours – mais heureusement que je ne l’ai pas fait sinon vint4ge aurait dit que je copiais sur titiou AUSSI. (vint4ge si tu me lis, bisous, je n’ai pas eu le temps de te répondre, mais ne t’inquiète pas, je ne te déteste pas, et si ça ne coutait pas une blinde, je t’achèterais un nabaztag pour me faire pardonner mon silence amusé teinté d’incompréhension.)
alors en tombant sur le blog en question puis en le lisant petit à petit, je me suis sentie ‘achement con sur le coup ; genre “tiens ca a l’air d’etre un blog en place, du genre que tout le monde connaît dans les intrawebs, et toi tu débarques, hmm.”
j’avoue que j’en avais deja entendu parler* mais que j’y étais jamais allé parce que je croyais, à cause du titre “girls and geeks”, que ça serait un blog rose de fille rose qui parle de trucs de filles dont je me fous plus ou moins sur un ton bonbon / cucul / macarons / langue de bois en pâte à choux qui me fatigue.
dire que j’étais à coté de la plaque me parait bien être le minimum, mais bref, c’était des idées avant de lire. maintenant je me régale à chaque post.
*expression pas vraiment adaptée ici, disons que le pouinteur de mon trackpad était passé plusieurs fois dessus au détour de divers blogrolls.
du coup comme j’aime tellement le blog de titiou j’ai acheté son bouquin à la fnac :
“kata sutra, la vérité crue sur la vie sexuelle des filles”.
évidement je l’ai pas acheté uniquement pour qu’elle gagne quelques thunes en 2011 (juste avant la fin du monde donc.)
nan, je l’ai acheté parce que je me suis dit que si le bouquin, qui parle de sexualité, était au niveau et dans le ton du blog, ça devait valoir grave le coup.
et je l’ai acheté aussi parce que je n’ai pas claqué un billet dans le dernier beig’ qui à l’air super merdique (et dont le titre à lui tout seul “un roman français” – steuplais – ferait même débander n’importe quel abonné à france loisirs.) pourtant, dieu sait que je suis fan de frédéric, mais là, non, on va attendre le poche, tranquillement. donc j’avais 20€ à mettre dans un truc kewl. de fait.
c’était pas évident de l’acheter. il a fallu lutter, genre je suis rentrée dans la fnac à 19h25, ça ferme a 19H30. je suis descendu à la librairie et j’ai choppé la première vendeuse que j’ai vu derrière son écran pour lui faire faire une recherche, recherche qui n’a rien donné : ni avec le titre ni avec l’autrice. il a fallu qu’elle appelle son collègue, du rayon BD, une petit gros rougeaud, et qu’il me demande “c’est quel genre ?”.
baaah. quelle genre, ils t’en posent bien des questions sur un bouquin que t’as pas lu, heureusement que j’suis pas venu acheter un truc compliqué. d’autant que là je commençais à fatiguer grave, étant donné que ça faisait déjà une plombe et quelques que je faisais les magasins (activité au combien éreintante le vendredi soir.)
comme il y avait, malgré l’heure tardive, encore plein de gens autour, j’ai dit, pour me détendre, assez fort, de manière appuyée et en articulant bien : “érotico-comique, JE CROIS ?!” et le mec a dit “hmmm ça me dit quelque chose cette histoire” (avec un air entendu). après sa collègue derrière l’écran l’a regardé furtivement (en coin) et a dit “ah mais attends ! c’est nouveau c’est ça mademoiselle ?”. (et je dois dire que je comprendrais jamais comment est gérée l’information à la fnac.) “oui c’est nouveau” je confirme, pensant déjà clairement que l’on est pas sortis de l’auberge, et que ce soir, ça va être juste moi et la ps3, pour le coup.

et ne voila pas que soudain, alors que je me voyais déja en train d’aller faire la queue à la poste pour récupérer mon colis amazon, la dame me sort le bouquin de l’étagère juste, mais alors JUSTE derrière elle. genre, elle le lisait en douce entre deux clients … cochaune. elle savait très bien de quoi je voulais parler depuis le début, mais elle voulait noyer le poisson.
tout ça reste évidement anecdotique même si cela représente 60% du volume rédactionnel de ce post : il faut dire que j’adore raconter mes expérience de consommation à la fnac, surtout quand j’ai à faire au personnel en contact. mais revenons-en au bouquin, donc.
il se trouve que les textes déchirent vraiment, c’est le genre de livre que tu as envie d’offrir à toutes tes copines, et aussi quelques uns de tes exs. d’ailleurs, j’envoie des extraits par sms à mon amie irène (mais je ne mettrais pas d’extraits ici, vous plaisantez où quoi ? ça serait bien trop facile.).
j’ai abattu le bouquin dans la soirée quasi, nan, disons la moitié, enfin je me rend pas bien compte puisque ça ne se lit pas forcément comme un roman, le chapitrage étant furieusement fragmenté, il permet de piocher à droite à gauche tranquille. les illustrations sont choupies à souhait et tout à fait à propos. en tout cas, sachez que je n’ai pas joué à resident evil 5, alors que j’n'ai déjà pas pu y jouer de la semaine. je pense que ceci est un gage de qualité énorme pour un texte, parvenir à me détourner d’un jeu vidéo que je surkiffe.
le ton est délectable : fin, cynique, et pas de chichi. chaque fois on entre direct dans le vif du sujet, et c’est vraiment *vraiment* drôle. preuve : je me suis surprise à faire “AHAH AHAHA” à voix haute et à plusieurs reprises.
wala. c’était la reco lecture annuelle de coredumped.net. (et quel mois d’octobre assidu, je m’impressionne.)